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Mort de Laurent : la sécurisation du port fait débat

Comment réagissez-vous à ce nouveau drame ?

On ne peut qu'être triste de cet accident. On ne peut que constater qu'il s'agit d'un décès supplémentaire dans le port. Le maire, les élus et les Caennais sont très sensibles à la sécurisation de ce secteur.

 

Que faire pour prévenir de tels accidents ?

Des choses ont déjà été mises en place par le passé. Des bouées ont été installées tout autour du port. Il existe déjà une ligne de vie qui permet à une personne tombée à l'eau de s'y accrocher et de rejoindre l'échelle la plus proche. Mais il n'y en a pas tout autour du bassin. Nous sommes en discussion avec Ports Normands Associés (l'autorité portuaire de Caen) et la Chambre de commerce pour en ajouter d'autres.

La Ville va-t-elle mettre en place de nouvelles mesures ?

L'un des projets importants du maire, c'est la vidéo protection. Son but n'est pas uniquement de courir après les délinquants. C'est aussi de protéger les gens. Pour ce qui est du bassin Saint-Pierre, près d'une dizaine de caméras de surveillance seront installées. A priori, dans le courant ou à la fin de l'été.

Des personnes situées dans le futur centre appelé supervision visionneront ce qu'il se passe sur leurs écrans. Même à 3 h ou 4 h du matin lorsque les gens sortent de boîte de nuit. Avec ce système, les secours doivent être en mesure d'intervenir très rapidement en cas de besoin.

Nous étudions aussi la possibilité d'acquérir des logiciels d'alerte. Ils sont reliés aux caméras. Une alarme se déclenche lorsque quelqu'un tombe à l'eau. La caméra suit alors automatiquement cette personne à la dérive.

Nombreux sont ceux qui réclament l'installation de barrières. Quelle est la position de la Ville ?

Rien n'est fermé. Mais cela ne nous semble pas très raisonnable. On ne peut pas équiper tout le tour du port de barrières. On sait que dans certaines villes, des gens les enjambent et finissent par tomber dans l'eau. Ce que l'on sait aujourd'hui, c'est que l'on ne peut pas empêcher l'alcoolisation rapide des gens. À nous de faire au mieux, même si nous n'avons pas la réponse à tout.

Propos recueillis par Benoît LASCOUX.

Journal Ouest-France du mercredi 14 janvier 2015
Edition : Caen

 

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